23 May 2019

Le conseiller de Moïse Katumbi, Salomon Idi Kalonda privé de passeport pour nationalité étrangère (Kabuya)

« Salomon Idi n’a pas obtenu son passeport biométrique [congolais] parce qu’il est détenteur d’un passeport belge », affirme le secrétaire général de l’UDPS, en explication à l’absence lundi 20 mai, du conseiller spécial de Moïse Katumbi, au retour de ce dernier en RDC via Lubumbashi.

« Nous ne sommes pas dans la logique de la vengeance. Monsieur Salomon sait très bien qu’il détient un passeport belge. C’est cela même le noeud du problème. S’il renonce à sa nationalité belge, il aura le passeport congolais », dit encore Augustin Kabuya, en réponse aux affirmations de refus de lui délivrer un passeport, en violation de tous ses droits, « à l’image des pratiques du régime précédent ».

Augustin Kabuya tient à préciser que l’UDPS n’a aucun compte à régler avec Salomon Idi Kalonda.

« Qu’est-ce que nous allons gagner avec monsieur Salomon. Les gens qui nous ont causé du tort dans ce pays nous vivons avec eux. Et maintenant on ne peut pas être réduit à ça, il n’y a pas une décrispation sélective. J’étais moi-même surpris de ne pas le voir dans la délégation de Moïse Katumbi », ajoute Augustin Kabuya.

« S K Della n’est pas belge »

« SKDella [de son surnom] n’est pas belge, nous démentons catégoriquement ce mensonge d’Augustin Kabuya », a dit en réaction, un proche de Salomon Idi Kalonda.

Qui rappelle que ce dernier a déposé sa demande de passeport en même temps que les autres membres de la délégation et qu’il a toujours été détenteur du passeport congolais.

Préférant garder l’anonymat, le proche du financier de Moïse Katumbi s’interroge, « en quelle qualité Augustin Kabuya peut-il faire pareille affirmation, nous le mettons au défi de prouver ce qu’il avance ».

Il s’étonne que ces propos sortent de la bouche de quelqu’un qui hier était victime, « comme nous de ces agissements. A chaque fois qu’on voulait écarter un opposant, on lui collait une autre nationalité. Les victimes d’hier veulent elles devenir les bourreaux d’aujourd’hui ? »