8 June 2020

Pont humanitaire UE-Afrique: trois avions en partance pour Kinshasa

Le pont aérien humanitaire de l’Union européenne vers l’Afrique a vu ce dimanche décoller de Bruxelles un avion emportant des tonnes de matériel d’aide humanitaire et de personnels des ONG à destination de Kinshasa.

a RDC est le troisième pays à être relié par le pont aérien humanitaire de l’UE après la République centrafricaine et Sao Tomé-et-Principe. Ce pont aérien humanitaire lancé début mai vient compléter l’aide allouée par l’Union européenne (3,25 milliards d’euros) au continent africain dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

À Kinshasa, l’Union européenne veut prouver que la pandémie ne l’a pas égoïstement refermée sur elle-même. Trois vols au total sont attendus dans les 72h en République démocratique du Congo.

Dans l’avion qui a décollé de Bruxelles se trouvent non seulement des tonnes de matériel médical ou sanitaire mais aussi des personnels des ONG pour qui ce pont aérien est vital. « Il faut absolument déconfiner l’aide humanitaire. Si nous ne pouvons pas accéder à nos programmes dans nos différents pays, si nous ne pouvons pas avoir des avions qui amènent du fret et nos collaborateurs sur place, nous ne pourrions lus travailler », explique Manuel Patrouillard, directeur-général de Handicap international.

À bord de l’avion humanitaire européen voyagent aussi les ministres des Affaires étrangères de la Belgique et de la France, particulièrement actives en République démocratique du Congo. « Ce qui me frappe, c’est la manière dont les autorités ont pu créer la confiance dans la culture de riposte. Alors sans doute y a-t-il malheureusement une habitude, mais en tout cas il y a eu une très forte réactivité, et c’est sans doute pour cette raison que le Covid est jugulé. Il faut maintenant faire en sorte que l’environnement sanitaire puisse permettre la poursuite de cette maitrise », développe Jean-Yves Le Drian.

Et les ONG soulignent que le coronavirus ne doit pas faire oublier les épidémies de rougeole ou d’Ebola ou encore les pénuries alimentaires.